Arte Concert


Walter Braunfels : Les Oiseaux
A l'Opéra national du Rhin

145 min - jusqu'au au 04/02/2023

Opéra enregistré le 27 janvier 2022 à l'Opéra national du Rhin

Avec : Marie-Ève Munger (Le Rossignol) • Tuomas Katajala (Bonespoir) • Cody Quattlebaum (Fidèlami) • Josef Wagner (Prométhée) • Christoph Pohl (La Huppe) • Julie Goussot (Le Roitelet) • Antoin Herrera-López Kessel (L'Aigle)
Mise en scène : Ted Huffman • Direction musicale : Aziz Shokhakimov • Orchestre : Orchestre philharmonique de Strasbourg • Direction de chœur : Alessandro Zuppardo • Choeur : Chœur de l'Opéra national du Rhin • Chorégraphie : Pim Veulings • Scénographie : Andrew Lieberman • Costumes : Doey Lüthi • Lumière : Bernd Purkrabek

Deux compagnons en quête d’art et d’amour, un royaume des oiseaux aussi coloré que fantastique… Au premier abord, l’opéra postromantique Les Oiseaux de Walter Braunfels a tout d’une aventure amusante et enchanteresse ! Pourtant, les allusions à la Première Guerre mondiale donnent à l’œuvre une dimension plus profonde… L’Opéra national du Rhin présente Les Oiseaux dans sa création française. Ce n’est ni un documentaire sur nos chers amis volatiles ni le remake du célèbre thriller d’Hitchcock. Les Oiseaux, c’est l’œuvre-clé du compositeur allemand Walter Braunfels et une adaptation lyrique de la comédie éponyme d’Aristophane. Walter Braunfels se consacre à la composition au début du XXe siècle. Il s’inscrit ainsi dans une époque charnière où le postromantisme et l’impressionnisme cohabitent avec la musique moderne, le néo-classicisme et autres nombreux genres naissants. Le compositeur se voit héritier du postromantisme à la Strauss. Mais, dès 1933, le Troisième Reich condamne Walter Braunfels à la censure en raison de ses origines juives. Longtemps tombé dans l’oubli, le compositeur connait aujourd’hui une popularité grandissante, toujours portée par son œuvre phare. L’opéra présente l’histoire de Fidèlami et Bonespoir, deux compagnons las de la société humaine recherchant du renouveau auprès du royaume des oiseaux. Là-bas, Bonespoir se laisse envoûter par le Rossignol, tandis que Fidèlami voit l’ambition humaine le gagner rapidement : il convainc le roi Huppe de bâtir une imposante cité dans les cieux. Celle-ci intercepterait les fumées des offrandes humaines destinées aux dieux qui, affamés, seraient alors contraints de se soumettre à l’autorité des oiseaux. Toutefois, la prise de pouvoir semble bien ne pas prendre la tournure espérée : la colère des dieux se fait entendre et bientôt, la guerre est déclarée ! Écrit entre 1913 et 1919, le récit résonne particulièrement bien avec les circonstances politiques dans lesquelles il a été conçu. La guerre entre les oiseaux et les dieux est montrée comme la conséquence des aspirations au pouvoir de Fidèlami. Le combat montré sur scène ne manque pas de rappeler la Première Guerre mondiale et la critique de l’orgueil politique humain est manifeste. En inscrivant Les Oiseaux à l’affiche, l’Opéra national du Rhin donne à Braunfels ses lettres de noblesse : plus de cent ans après sa création mondiale, voilà la toute première représentation de cet opéra en Hexagone. Cette première française est signée Ted Huffman, un metteur en scène américain habitué des créations et des œuvres rarement jouées. À la baguette, Aziz Shokhakimov, jeune chef d'orchestre ouzbek et depuis 2021 nouveau directeur musical et artistique de l'Orchestre philharmonique de Strasbourg. Il dirige son orchestre pour la première fois à l’Opéra National du Rhin.

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Ralph Benatzky : L’Auberge du Cheval blanc
A l’Opéra de Lausanne

150 min - jusqu'au au 29/06/2022

 Enregistré le 21 décembre 2021 à l'Opéra de Lausanne.

Avec : Fabienne Conrad (Josepha) • Mathias Vidal (Léopold) • Patrick Rocca (Napoléon Bistagne) • Clémentine Bourgoin (Sylvabelle) • Julien Dran (Me Guy Florès) • Guillaume Paire (Célestin Cubisol) • Rémi Ortega (Professeur Hinzelmann) • Patrick Lapp (L'Empereur)
Composition : Ralph Benatzky, Robert Stolz, Robert Gilbert • Mise en scène : Gilles Rico, Jean-Philippe Guilois (assistant) • Adaptation : Paul Bonneau • Direction musicale : Jean-Yves Ossonce • Orchestre : Sinfonietta de Lausanne • Direction de chœur : Jacques Blanc • Choeur : Choeur de l'Opéra de Lausanne • Chorégraphie : Jean-Philippe Guilois • Livret : Erik Charell, Hans Müller, Robert Gilbert • Scénographie : Bruno de Lavenère • Costumes : Karolina Luisoni • Lumière : David Debrinay • Vidéo : Etienne Guiol

"L’Auberge du Cheval blanc" dans les montagnes autrichiennes, cela a tout d’un endroit paisible et sans histoires – mais une Happy End n’est pas aussi certaine qu’il n’y paraît ! L'Opéra de Lausanne présente l’opérette à succès de Ralph Benatzky dans sa version française très appréciée de Paul Bonneau, somptueusement mise en scène par Gilles Rico et sous la baguette de Jean-Yves Ossonce. A l’Auberge du Cheval blanc, les choses s’enflamment : un marchand marseillais en voyage avec sa fille s’y installe pour les vacances d’été et, plutôt que calme et tranquillité, y trouve le fils de son plus grand concurrent. Tandis qu’entre la tenancière du Cheval blanc, Josefa, et son fidèle client Maître Florès, c’est visiblement plus qu’une amitié qui s’installe – au grand dam du maître d’hôtel Léopold, dont le cœur bat justement pour sa patronne. Les bons conseils y deviennent vite très chers et c’est finalement à l’Empereur François-Joseph en personne de dénouer la situation. Dans L’Auberge du Cheval blanc, l’authentique folklore des Alpes autrichiennes se mêle à la légèreté des opérettes viennoises et à l’exubérance des théâtres de revue berlinois. Cette œuvre est qualifiée en Outre-Rhin de Singspiel, genre comparable à un opéra-comique à l’allemande. Après la création de Berlin en 1930, elle jouit d’un succès international. Le régime nazi l’inscrit sur la liste de ce qu’ils appellent l’« art dégénéré ». C’est principalement grâce à l’engouement pour les Heimatfilme, films de genre germanophones à sujet simple et rural, dans les années 50, que la pièce connaît sa grande renaissance dans les cinémas et salles de théâtre, aussi bien allemands qu’internationaux. Ainsi, entre 1948 et 1968, son adaptation française par Paul Bonneau a été représentée au Théâtre du Châtelet plus de 1 700 fois. C’est précisément cette adaptation en langue française que nous proposent le chef d’orchestre Jean-Yves Ossonce et le metteur en scène Gilles Rico sur la scène de l’Opéra de Lausanne, dans une réalisation visuelle luxurieuse et une patte sonore très colorée. Outre des changements de nom et des divergences dans l'intrigue, la version française contient deux compositions de la plume de Robert Stolz absentes de la version allemande. Fabienne Conrad et Mathias Vidal tiennent les rôles principaux de la patronne Josefa et du maître d‘hôtel Léopold. À leurs côtés, Patrick Rocca joue le marchand marseillais Napoléon Bistagne, Clémentine Bourgoin sa fille Sylvabelle et Julien Dran l'avocat Maître Florès. 

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"Macbeth" de Verdi à la Scala de Milan

187 min, jusqu'au 06/06/2022

 Réalisation : Arnalda Canali
Avec : Anna Netrebko (Lady Macbeth) • Luca Salsi (Maréchal Macbeth) • Ildar Abdrazakov (Banco) • Francesco Meli (Macduff) • Andrea Pellegrini (Médécin) • Chiara Isotton (Dame de Lady Macbeth) • Iván Ayón Rivas (Malcom)
Composition : Giuseppe Verdi • Mise en scène : Davide Livermore • Direction musicale : Riccardo Chailly • Orchestre : Orchestra del Teatro alla Scala • Choeur : Coro del Teatro alla Scala • Livret : Francesco Maria Piave • Costumes : Gianluca Falaschi • Lumière : Antonio Castro • Vidéo : D-Wok • Présentation : Annette Gerlach • Pays : France Italie
Année : 2021

En Écosse, au début du XIe siècle. Après avoir remporté une bataille, Macbeth, qui commande l'armée du roi Duncan, se voit prédire par trois sorcières qu'il montera un jour sur le trône. Encouragé par sa femme à forcer le destin pour réaliser la prophétie, il profite du séjour du monarque dans leur château pour l'assassiner. Mais, tourmentés par la culpabilité, les Macbeth sombrent bientôt dans la folie et le meurtre, entraînés par leur propre soif de pouvoir… Magie et sorcières Avant "Otello" et "Falstaff", "Macbeth" est le premier opéra de Verdi tiré d'une tragédie shakespearienne. Si le véritable roi écossais Macbeth (Mac Bethad mac Findlaich) a régné de 1040 à sa mort, en 1057, la version qu’en donne le compositeur, créée à Florence en 1847, réduit l'action à quelques mois, tout en conservant la dimension magique contenue dans l'œuvre du dramaturge anglais – qui croise faits historiques et récits de sorcellerie. Pour cette nouvelle production, le metteur en scène Davide Livermore réunit un plateau vocal de premier plan, avec la soprano d’origine russe Anna Netrebko (lady Macbeth), le baryton italien Luca Salsi (son époux), le basse russe Ildar Abdrazakov (Banquo) et le ténor italien Francesco Meli (Macduff). Sous la baguette de Riccardo Chailly, son directeur musical, la Scala donne avec cette représentation, retransmise en léger différé, le coup d’envoi de sa nouvelle saison, qui débute traditionnellement le 7 décembre, jour de la Saint-Ambroise, patron de Milan.