Arte Concert

Richard Wagner : L'Anneau du Nibelung L’intégrale de la célèbre Tétralogie Le monumental cycle de quatre opéras de Wagner dans une mise en scène de Dmitri Tcherniakov.  regarder


Richard Wagner : L'Or du Rhin
À la Staatsoper Unter den Linden de Berlin

160 min - jusqu'au au 17/02/2023
Enregistré le 19 octobre 2022 à l'Opéra national du Rhin. 

Avec : Anna Lapkovskaja (Flosshilde), Natalia Skrycka (Wellgunde), Evelin Novak (Woglinde), Peter Rose (Fafner), Mika Kares (Fasolt), Stephan Rügamer (Mime), Johannes Martin Kränzle (Alberich), Anna Kissjudit (Erda), Anett Fritsch (Freia), Claudia Mahnke (Fricka), Rolando Villazón (Loge), Siyabonga Maqungo (Froh), Lauri Vasar (Donner), Michael Volle (Wotan)
Direction musicale: Christian Thielemann, Orchestre: Staatskapelle Berlin, Scénographie: Dmitri Tcherniakov, Costumes: Elena Zaytseva, Lumière: Gleb Filshtinsky, Vidéo: Alexey Poluboyarinov, Dramaturgie: Tatiana Werestchagina

Rejeté en raison de son physique disgracieux, Alberich s'empare de l'or du Rhin pour forger un anneau qui lui donnera un pouvoir infini… Mis en scène par Dmitri Tcherniakov et sous la direction musicale de Christian Thielemann, le premier des quatre opéras de la mythique tétralogie de Richard Wagner, retransmis en différé depuis l'opéra Unter den Linden de Berlin. Le Nibelung Alberich, rejeté par les filles du Rhin en raison de son physique disgracieux, dérobe l'or du Rhin pour en forger un anneau qui confère un pouvoir infini. Wotan, le père des dieux, a quant à lui promis aux géants Fasolt et Fafner, la déesse Freia, en échange de la construction du Walhall, le château des dieux. Mais la déesse n'étant pas à vendre, il décide d’offrir aux géants l'anneau d'Alberich, qu’il entreprend de dérober avec l'aide du rusé dieu du feu Loge. Alberich, quant à lui, maudit l'anneau et tous ses futurs propriétaires. Expérience wagnérienne En moins de trois heures, une brièveté inhabituelle chez Wagner, L'or du Rhin, conçu comme un prologue, pose les enjeux dramatiques des trois autres opéras de la tétralogie que sont La Walkyrie, Siegfried et Le crépuscule des dieux, flamboyante épopée sur le pouvoir et l'amour, la guerre et la paix, les effets heureux ou désastreux des passions. Cette nouvelle mise en scène par le Russe Dmitri Tcherniakov (Le Hollandais volant à Bayreuth, Les Troyens, La fille de neige) promet une grande expérience wagnérienne et un écho médiatique bien au-delà des frontières de la scène classique et lyrique. Retransmise en différé de la Staatsoper Unter den Linden de Berlin, cette nouvelle production ouvre la saison lyrique 2022-2023 d’ARTE. Elle réunit notamment la soprano Anett Fritsch (Freia) et la mezzo-soprano Claudia Mahnke (Fricka), les barytons Michael Volle (Wotan) et Johannes Martin Kränzle (Alberich) ainsi que le ténor Rolando Villazón (Loge). Remplaçant le maître des lieux Daniel Barenboim, actuellement souffrant, le chef d’orchestre Christian Thielemann dirige le prestigieux orchestre de la Staatskapelle de Berlin.

OperaVision


Turandot : PUCCINI
GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE

121 min, jusqu'au 22/01/2023

DISTRIBUTION
Turandot : Ingela Brimberg - Altoum : Chris Merritt - Timur : Liang Li - Calaf : Teodor Ilincai - Liù : Francesca Dotto - Ping : Simone Del Savio - Pang : Sam Furness - Pong : Julien Henric - Un mandarin : Michael Mofidian
Chœurs : Grand Théâtre de Genève Chorus Maîtrise du Conservatoire populaire - Orchestre : Orchestre de la Suisse Romand - Direction musicale : Antonino Fogliani - Mise en scène : Daniel Kramer - Chorégraphie : Tim Claydon -Dramaturgie : Stephan Müller - Décors : teamLab Architects - Costumes : Kimie Nakano - Lumières : Simon Trottet - Scénographie/Art numérique et lumières : teamLab - Chef des Chœurs : Alan Woodbridg

Le dernier opéra de Puccini est tout en énigmes. L'empereur de Chine règne sur la Cité interdite de Pékin. La belle et froide princesse Turandot, sa fille, soumet tous ses prétendants à une épreuve peu commune : quiconque manque à résoudre ses énigmes pour gagner sa main sera décapité. Alors que les princes malchanceux échouent et tombent, Calaf, un prince du peuple tatar, entre en scène. La nouvelle mise en scène de Daniel Kramer à Genève transpose le vieux conte dans un monde futuriste où la magie de Turandot fait loi. Dans un jeu télévisé dystopique, qui n'est pas sans rappeler Hunger Games, la princesse orchestre la surveillance de masse : les hommes sont abattus et la race humaine n’est reproduite qu’en laboratoire. Pour la première fois de leur carrière, le collectif artistique international teamLab travaille sur la scénographie d'un opéra, en utilisant des technologies visuelles de pointe jamais vues sur une scène d'opéra et qui ne manquent pas de fasciner le public. Antonino Fogliani, maître du répertoire italien, dirige une excellente distribution, dont Ingela Brimberg qui revient à Genève dans le rôle de la terrible princesse, après sa remarquable performance dans le rôle-titre d'Elektra, diffusé récemment sur OperaVision.

L'HISTOIRE
ACTE I
Turandot, la fille de l’Empereur, a décrété qu’elle n’épouserait qu’un prétendant qui résoudrait trois énigmes. Si le prétendant échoue, qu’il perde la tête ! Le Prince de Perse vient d’échouer ; la cour le prépare pour le sacrifice ; les gladiateurs ameutent la foule ; la foule hurle au sang. Un vieil aveugle est piétiné dans leur hystérie. Sa fidèle gardienne, Liù, implore de l’aide. Un jeune homme, Calaf, bondit vers le vieillard, pour reconnaître en lui Timur, son père perdu depuis longtemps — et exilé. L’événement principal a lieu : Turandot descend et décapite son prétendant malheureux. Le premier regard de Calaf sur Turandot le magnétise : il doit la posséder. Lorsque le spectacle se termine et que la foule se dissipe, Timur et Liù tentent de convaincre Calaf de fuir avec eux. Mais Calaf est fou amoureux de l’idée de Turandot. Personne ne l’arrêtera. Les trois ministres de Turandot, Ping, Pang et Pong, les trois eunuques qui dirigent ce spectacle d’énigmes et de jeux de sang qui dure depuis trop longtemps, tentent de dissuader Calaf de poursuivre Turandot. Mais leurs injonctions ne font que renforcer la volonté de Calaf de gagner.
ACTE II
Ping, Pang et Pong partagent un pique-nique en dehors des heures de service. Ils boivent beaucoup et se lamentent sur leur asservissement à la sanguinaire Turandot ; ils se lamentent sur les vies qu’ils auraient pu avoir connues dans un autre doux pays de rêve. Seront-ils jamais libres ? Les trompettes sonnent : le devoir les rappelle pour exhiber Calaf comme le prochain prétendant des Jeux de l’énigme de Turandot. La foule se masse, affamée d’un autre spectacle de gladiateurs et de sang. Les pouvoirs en exercice entrent en procession solennelle devant l’Empereur. Lui aussi souhaite que les rivières de sang que fait couler sa fille prennent fin. L’épouse-trophée bardée d’or, Turandot, fait son entrée. Elle raconte au prétendant la volonté de son cœur insensible de mettre fin à la lignée de traumatismes infligés par les hommes à ses ancêtres féminines — abus mental et physique, viol et meurtre. Aucun homme ne possèdera Turandot comme cela. Miraculeusement, Calaf résout la première énigme, la deuxième ... et la troisième. La foule est en délire, l’épouse et l’époux sont préparés en hâte pour le mariage. Tremblante dans sa robe de mariée, Turandot supplie son père de ne pas presser ce mariage. Voyant et entendant sa douleur une fois de plus, Calaf ose un geste choquant de tendresse envers celle qui est son prix, Turandot : une énigme de son cru. « Si avant l’aube tu peux découvrir le nom que je porte, je renonce à ma vie. »
ACTE III
La ville entière passe toute la nuit à dénicher le nom de Calaf. Celui-ci reste seul à l’intérieur de l’espace rituel, déterminé à ce que l’aube lui livre Turandot. Ping, Pang et Pong offrent à Calaf n’importe quel prix en échange de son nom : des femmes, des bijoux, un sauf-conduit ; mais Calaf n’en veut pas. Il retourne à l’autel pour recevoir la réponse de Turandot à son énigme, mais au lieu d’elle, il y voit Timur et Liù faits prisonniers. Turandot croit que la torture révélera la vérité qu’elle cherche. Au lieu de cela, Liù choisit de s’ôter la vie. Timur fait de même. Turandot est ébranlée par la profondeur de l’amour de Liù pour Calaf, et par sa propre cruauté qui a provoqué la mort d’une femme innocente — exactement comme font les hommes qu’elle déteste. Calaf reproche à Turandot de toujours tenter d’éviter son destin d’épouse et l’entraîne dans un dernier voyage inattendu. Dans un acte de tendresse et de compréhension sublime, Calaf offre à Turandot le sacrifice métaphorique qu’elle avait besoin de voir de la part d’un homme pour ouvrir son cœur. Turandot et Calaf s’étreignent. L’Empereur est enfin libre de mourir — le nouvel Empereur et la nouvelle Impératrice paraissent devant leur peuple. 

Enregistré le 1er juillet  2022 au Grand  Théâtre de Genève