Arte Concert


Albéric Magnard : Guercœur
Opéra national du Rhin, Strasbourg

Disponible jusqu'au 25/11/2024

DISTRIBUTION
Avec Stéphane Degout (Guercoeur) • Antoinette Dennefeld (Gisèle) • Catherine Hunold (Vérité) • Adriana Bignagni Lesca (Souffrance) • Glen Cunningham (L'Ombre d'un poète) • Marie Lenormand (L'Ombre d'une femme)• Alysia Hanshaw (L'Ombre d'une vierge)• Gabrielle Philiponet (Beauté) • Julien Henric (Heurtal) • Eugenie Joneau (Bonté)
Composition: Albéric Magnard Mise en scène: Christof Loy Direction musicale: Ingo Metzmacher Orchestre: Orchestre philharmonique de Strasbourg Direction de chœur: Hendrik Haas Choeur: Choeur de l'Opéra national du Rhin

Chevalier et combattant pour la liberté, Guercœur meurt jeune et se retrouve au paradis. Mais son âme ne trouve pas le repos et implore un retour sur terre. À l'Opéra national du Rhin, Stéphane Degout incarne le rôle-titre sous la direction d'Ingo Metzmacher. La mise en scène de Christof Loy explore les frontières entre les mondes. Dans l’au-delà éthéré, temps et espace sont abolis. Les ombres, délivrées de leurs soucis terrestres, célèbrent la grandeur de la déesse Vérité. Nimbée de sa gloire éternelle, elle trône, triomphante, entourée de Beauté et Bonté ; à ses pieds gît Souffrance dans son manteau de sang. Au milieu de ce chœur de louanges s’élève une plainte discordante : "Vivre ! Qui me rendra l’ivresse de vivre ?" C’est celle de Guercœur, mort dans la fleur de l’âge après avoir trouvé l’amour auprès de Giselle et libéré son peuple d’un tyran aux côtés de son ami Heurtal. Incapable de trouver le repos, Guercœur implore qu’on lui rende son enveloppe charnelle. La déesse Vérité le met en garde : deux années se sont déjà écoulées sur cette terre où rien ne dure. Sa chute hors du paradis pourrait être brutale… Composée entre 1897 et 1901 par Albéric Magnard, Guercœur est une tragédie lyrique fin-de-siècle empreinte d'atmosphères. Son livret visionnaire met en scène un chevalier mort au combat, autorisé à quitter le paradis pour revenir sur terre, mais y faisant un constat amer. Du vivant du compositeur, seule une partie fut créée à Nancy et Paris dans une version de concert. L'œuvre entière disparut dans un drame de la Première Guerre mondiale. En 1914, Magnard, artiste idéaliste, est tué à 49 ans en défendant sa propriété contre l'armée allemande. Sa maison est alors ravagée par un incendie, réduisant toutes ses partitions en cendres. C'est grâce à son ami Joseph Guy Ropartz que Guercœur renaît, ce dernier ayant recomposé les actes manquants de mémoire et à l'aide de la réduction piano. Pour cette production à l'Opéra national du Rhin, le baryton Stéphane Degout incarne le rôle-titre de manière magistrale, accompagné par l'Orchestre symphonique de Strasbourg sous la direction d'Ingo Metzmacher. La mise en scène de Christof Loy dépeint ce monde et l'au-delà comme les revers d'une seule et même médaille.

Arte Concert


Giuseppe Verdi : Don Carlo
Scala de Milan

210 min - jusqu'au au 27/06/2024

Musique Orchestre et Choeur du Teatro alla Scala • Réalisation Arnalda Canali
Avec Michele Pertusi (Filippo II) • Fransceso Meli (Don Carlo) • Luca Salsi (Rodrigo, Marchese di Posa) • Jongmin Park (Grand Inquisiteur) • Anna Netrebko (Elisabetta di Valois) • Elīna Garanča (Principessa Eboli) • Elisa Verzier (Tebaldo) • Jinxu Xiahou (Comte de Lerma, Un Héraut Royal) • Rosalia Cid (Voix du ciel) • Huanhong Li (Frère) • Composition Giuseppe Verdi • Mise en scène Lluis Pasqual • Direction musicale Riccardo Chailly • Direction de chœur Alberto Malazzi • Livret François-Joseph Méry, Camille du Locle

Giuseppe Verdi : Don Carlo Scala de Milan
Avec en vedette la soprano Anna Netrebko, l’opéra le plus ambitieux de Verdi ouvre la nouvelle saison lyrique de la prestigieuse maison milanaise, sous la baguette de Riccardo Chailly. Alors que la guerre franco-espagnole fait rage, le mariage de l’infant Don Carlo avec Élisabeth de Valois doit sceller le traité de paix entre les deux pays. Ce qui était inespéré arrive : ils tombent amoureux l’un de l’autre. Las, le roi Philippe II décide que c’est lui qui épousera la princesse de France. En un instant, l’amante devient belle-mère… Réflexion sur le pouvoir Créé à l’Opéra de Paris en 1867, puis adapté pour la Scala dont il devint un incontournable, ce chef-d’œuvre sombre de Verdi, tiré du poème dramatique de Friedrich Schiller, mêle brillamment l’intime et le politique au fil d’une partition au lyrisme émouvant. Après Macbeth en 2021, le compositeur italien ouvre à nouveau la saison lyrique de la Scala, qui débute traditionnellement le 7 décembre, jour de la Saint-Ambroise, patron de Milan. Un coup d’envoi porté par la soprano Anna Netrebko, habituée du rendez-vous, dans le rôle tragique d’Élisabeth de Valois, l’amoureuse sacrifiée à la raison d’État. Sous la baguette de Riccardo Chailly, cette nouvelle production, mise en scène par Lluís Pasqual, réunit un brillant plateau vocal autour de la star russo-autrichienne : le ténor Francesco Meli (Don Carlo) et le baryton Luca Salsi (Rodrigue, la voix des Lumières), déjà au casting de Macbeth, les basses Michele Pertusi (Philippe II) et Ain Anger (le grand inquisiteur), ou encore la mezzo-soprano Elina Garanca (la princesse d’Eboli). Un événement immanquable, présenté par Annette Gerlach depuis la cité lombarde et ponctué, à l’entracte, d’interviews des chanteurs.

OPERA vision


Requiem de Verdi
TEATRO REGIO PARMA - FESTIVAL VERDI

jusqu'au au 23/06/2024

DISTRIBUTION
Soprano Eleonora Buratto • Mezzo-soprano Anita Rachvelishvili • Ténor Giorgio Berrugi • Basse Roberto Tagliavini  •Orchestre Filarmonica Arturo Toscanini • Chœurs Coro del Teatro Regio di Parma • Musique Giuseppe Verdi • Direction musicale Roberto Abbado • Chef des Chœurs Martino Faggiani • Réalisation vidéo Marco Scalfi

Le Requiem de Verdi est l'un des plus dramatiques, et sans aucun doute le plus opératique, des oratorios jamais composés. Roberto Abbado dirige cette représentation au Festival Verdi Parma 2020 avec la Filarmonica Arturo Toscanini et le Chœur du Teatro Regio di Parma, ainsi que les solistes Eleonora Buratto (soprano), Anita Rachvelishvili (mezzo-soprano), Giorgio Berrugi (ténor) et Roberto Tagliavini (basse). En 1873, Verdi compose son Requiem suite à la mort d'Alessandro Manzoni, un écrivain italien célèbre pour son roman I promessi sposi (« Les Fiancés »), paru en 1827, qui a valu à son auteur une reconnaissance immédiate et a exercé un énorme attrait patriotique sur les Italiens de l'époque nationaliste du Risorgimento, dont Verdi. Le Requiem est une œuvre monumentale interprétée par un orchestre et des chœurs puissants, qui se démarque par ses arias et ses chœurs dramatiques, dont le plus célèbre est le « Dies Irae » et ses timbales féroces. « Dans le Requiem, Verdi n'a pas peur de montrer que l'idée de la mort le terrifie », déclare Abbado. « Des quatre premières mesures de la messe, des premières lignes du chœur (la demande de nous accorder le repos éternel) jusqu'à la dernière note du Requiem, il y a un projet continu. »